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NOUAKCHOTT - Le développement du basket-ball en Mauritanie a été le principal sujet de discussion, la semaine dernière, entre Habib Cherif, le Président du Conseil des Entraîneurs de FIBA Afrique, la Fédération Mauritanienne de Basket-ball (FBRIM) et les acteurs locaux du Sport.

Au cours de sa visite de quatre jours (23-26 mai) à Nouakchott la capitale du pays, Chérif a rencontré le Secrétaire général du Ministère des Sports, le Président du Comité National Olympique et les membres du bureau exécutif de la FBRIM pour discuter du développement de discipline et la construction d’infrastructures modernes dans le pays.

‘‘Nous avons eu des échanges très fructueux au sujet de la mise en œuvre du nouveau système de compétition de la FIBA, qui entrera en vigueur à partir de 2017. Et les acteurs du basket-ball ont montré un grand intérêt pour ce projet d’envergure mondial", a déclaré Chérif à FIBA.com.

La dernière participation de la Mauritanie à un championnat continental de haut niveau remonte à 1985, et c’est à juste titre que la FBRIM travaille à la redynamisation de ses programmes de développement du basket-ball.

‘’Il y a beaucoup de travail à faire pour atteindre cet objectif vu que le pays fait face à un manque cruel d’infrastructures d’entrainement et de compétition.", a rappelé Chérif.

Cependant, Youssouf Fall, le Président de la FBRIM, reste confiant quant à l'avenir de la discipline  dans le pays.

"Comme vous le savez, nous avons besoin du soutien de FIBA Afrique et de la FIBA pour remettre les choses en ordre, mais je reste convaincu qu'il y aura un grand changement dans les années à venir parce que c’est notre plus grand défi," a-t-il dit.

Cherif, qui partage la même vision que Fall, a indiqué que la Mauritanie a besoin d’assistance dans ‘‘ la gouvernance de la fédération nationale, tout comme dans la mise sur pied de championnats compétitifs des jeunes et des séniors masculins et féminins.

Source: FIBA

 

LUANDA (2016 FIBA Olympic Qualifying Tournaments) - Les JO de Pékin 2008 semblent déjà très loin pour l'Angolais Edson Ndoniema, qui essaie d'aider son pays à retourner à une Olympiade cet été via le Tournoi de Qualification Olympique (TQO) de Belgrade, en Serbie.

L'arrière-shooteur d'1.92m n'avait que 17 ans - alors vedette du Championnat d'Afrique U18 en 2008 - la dernière fois que l'Angola a participé à des JO.

La sensation générale qui se dégage au sein des anciens champions d'Afrique est que la tâche qui les attend au TQO (4-9 juillet) sera la plus difficile de ces dernières années.

Ndoniema voit plutôt cela comme une "grande opportunité [pour l'Angola] de retourner aux JO". Seul le vainqueur de l'événement se qualifiera et les Angolais devront prendre le meilleur sur la Serbie et le Porto Rico dans le Groupe A pour entretenir l'espoir d'aller à Rio de Janeiro

Valdelicio Joaquim, Angola key player

Une victoire dans la Phase de Groupe pourrait leur suffire pour disputer une demi-finale contre la République tchèque, le Japon ou la Lettonie.

"C'est une compétition difficile avec de très bonnes équipes, mais la nôtre l'est aussi. Nous y allons pour rivaliser avec les autres et gagner des matches," déclare Ndoniema à FIBA.com. "Il y a toujours quelque chose à apprendre dans de tels tournois.”

Plus qu'un moyen d'imiter sa femme Sonia Guadalupe - olympienne avec l'Angola aux JO de Londres - Ndoniema considère les JO de Rio non seulement comme la réalisation d'un rêve d'enfant, mais aussi comme l'apogée de sa carrière.

J'espère pouvoir aider l'Angola à obtenir un billet pour les JO. La plupart de mes coéquipiers y ont déjà participé et je ferai de mon mieux pour y parvenir également. La qualification [pour les JO] s'annonce difficile, mais j'ai appris que rien n'est facile dans la vie. - Ndoniema

Et l'idée qu'il n'y a pas de favoris dans les TQO semblent être devenue la règle ces derniers jours. Le pivot serbe Miroslav Raduljica a récemment dit qu'il était plus inquiet par rapport aux équipes européennes, peut-être parce qu'il les connaissait mieux, mais il a aussi souligné "qu'aujourd'hui dans le basketball, tout le monde peut battre tout le monde".

Ndoniema en est également persuadé.

"Nous avons affronté le Porto Rico durant la préparation de la Coupe du Monde 2014, et même si c'est une très bonne équipe, je pense que nous avons les moyens de la battre," avance-t-il. "Mais nous devrons avoir la mentalité juste et essayer de mieux jouer qu'eux. Ils sont favoris à mon avis, mais ils devront le prouver sur le terrain."

Connaissant mes coéquipiers et mes coaches, je pense qu'on peut battre le Porto Rico. La Serbie est un cran au-dessus. Ça va être compliqué de lui infliger une défaite devant son public, mais ce n'est pas impossible. - Ndoniema

Beaucoup de gens se sont exprimés sur la fin de la domination angolaise sur le continent africain. En août dernier, par exemple, le Nigeria s'est avéré trop fort lors de la conquête de son tout premier titre à l'AfroBasket, synonyme de qualification automatique pour Rio 2016. L'Angola, de son côté, a manqué pour la deuxième fois consécutive ce ticket direct pour les JO.

Ndoniema fait partie de la nouvelle génération de joueurs angolais qui aura la lourde tâche de maintenir le pays au sommet de la hiérarchie africaine et parmi le top 15 du classement "hommes" de la FIBA.

"Le Nigeria avait plus envie que nous. Ils ont contrôlé le match de bout en bout, et cela nous a été fatal," se souvient-il.

"Nous avons le potentiel pour remporter un titre continental, mais nous devons nous regrouper et revoir notre préparation. Nous devons être mieux organisés. Si tu ne l'es pas, tu ne peux rien gagner dans le sport."

"Yanick [Moreira]Braulio [Morais]Gildo [Santos] et moi, nous jouons ensemble depuis les U18. Nous avons toujours rêvé de représenter notre pays sur la plus grande scène du monde, et une participation aux JO serait le sommet de nos carrières."

Le joueur de Primeiro D'Agosto, âgé de 25 ans, insiste sur le fait que tout est possible au TQO, pour autant que l'Angola améliore son programme de préparation.

"J'ai toujours entendu que l'attaque gagne des matches et que la défense gagne des titres," dit Ndoniema. "Je suis donc prêt à mettre toutes mes aptitudes défensives au service de l'équipe, tout en participant aussi en phase offensive. On me demande en général de limiter le rayon d'action du meilleur joueur adverse."

avec la FIBA

 

 

ISTANBUL (2016 FIBA Olympic Qualifying Tournaments) - L'ajout d'un joueur naturalisé, sans vraie connexion avec le pays, peut parfois s'apparenter à un coup de poker pour une équipe nationale. Le risque existe.

La Tunisie a estimé que le choix de l'arrière Michael Roll n'en était pas un. Elle le voyait déjà comme un atout à l'AfroBasket 2015, et il le fut. Un joueur talentueux adorant le basketball et dévoué à son équipe est toujours un bon choix. Roll, natif de Californie, s'est avéré être une excellente pioche.

Je pense que les Américains ont en général de la peine à s'adapter (à l'étranger), mais pas moi, avec mon style de jeu altruiste. J'essaie d'impliquer les autres sur le terrain, ce qui facilite mon intégration en dehors. Ça a un effet boule de neige. J'ai passé six ou sept semaines avec eux pour préparer l'AfroBasket et nous sommes devenus amis. Ce n'était pas du genre 'Oh, ce gars américain va tenter de nous piquer notre place'. On s'est bien amusé. - Roll

Roll contribua à la troisième place de la Tunisie, lui ouvrant la porte d'un Tournoi de Qualification Olympique (TQO). Reconnu parmi les meilleurs joueurs du championnat turc saison 2015-2016 avec son club de Demir IBB, Roll avoue avoir beaucoup apprécié l'aventure en Tunisie.

"Mes coéquipiers m'ont fait visiter la Tunisie et j'ai pu voir comment ils vivent," dit-il. "Ils voulaient aussi apprendre de mes expériences, donc il y avait un échange. Nous étions tous ensemble pour une mission commune et je faisais de mon mieux pour aider."

Il y a quelques semaines, le tirage au sort a placé la Tunisie dans le Groupe B du TQO de Turin, avec la Croatie et l'Italie. Elle pourrait se retrouver en demi-finale contre la Grèce, le Mexique ou l'Iran. Seul le vainqueur du TQO ira aux JO de Rio. Roll a suivi le dernier EuroBasket et a pu se faire une idée de ce qui l'attend.

"Juste en l'ayant observée à l'EuroBasket, je sais que l'Italie est favorite, d'autant plus devant son public, tout comme la Grèce," déclare le joueur de 28 ans à FIBA.com.

Il faudra mettre de l'intensité. À partir du moment où on parvient à gagner un des deux premiers matches et se qualifier pour la demi-finale, tout peut arriver. Je suis excité. - Roll

Le lien entre Roll et la Tunisie remonte à la saison 2011-12, quand il jouait aux Antwerp Giants avec Salah Mejri. Mejri venait d'être élu MVP de l'AfroBasket 2011. Il a après défendu les couleurs des Espagnols d'Obradoiro et du Real Madrid, avant de rejoindre la NBA au sein des Dallas Mavericks.

Quand le coach de la Tunisie Adel Tlatli a rendu visite à Mejri lorsqu'il était à Madrid, Roll, alors sous les couleurs de CAI Zaragoza, l'a rencontré et lui a fait bonne impression. Il a ensuite rejoint l'équipe nationale tunisienne et a joué régulièrement à l'AfroBasket. Deux de ses performances sont à mettre en évidence.

L'arrière-shooteur d'1.98m a inscrit 16 points dans la victoire 70-59 de la Tunisie  contre les futurs champions du Nigeria. Il a confirmé avec 25 points, son meilleur total du tournoi, lors du succès 82-73 contre le Sénégal dans le match pour la troisième place.

"Je ne savais pas ce que représentait le basketball en Tunisie, ni l'état des infrastructures, moi qui venais de la Californie où toutes les installations sont top et tout le temps à disposition," reconnaît Roll. "Quand je suis arrivé, j'ai été agréablement surpris. L'ambiance dans l'équipe était excellente, j'étais entouré de bons gars et le niveau était compétitif. J'ai aussi vite compris ce que représentait l'AfroBasket. C'est dommage que nous ne l'ayons pas gagné, mais ça démontre qu'il y a beaucoup de talent là-bas."

Les rêves de titre pour la Tunisie se sont brisés contre l'Angola en demi-finale. Les performances de l'hôte de cet AfroBasket ont été appréciées par ses fans, surtout la victoire contre le Sénégal malgré l'absence de Mejri, blessé. Le pivot sera une pièce maîtresse de la Tunisie cet été au TQO grâce, selon Roll, "à sa taille, son agilité, sa capacité à contrer".

"Il n'y a pas beaucoup de joueurs qui ont sa taille (7-1, 2.17m) et qui courent aussi vite que lui et qui sont aussi mobiles, donc c'est clair qu'il aura un avantage contre pas mal d'adversaires."

Les Tunisiens sont impatients de revoir Mejri porter le maillot de la sélection nationale.

"Il (Mejri) prouve aux gens qu'il peut jouer (en NBA)," affirme Roll. "C'est une vedette en Tunisie grâce à ça et je suis très heureux pour lui."

Et qu'en est-il des chances de la Tunisie d'aller à une deuxième Olympiade de suite? Roll prétend qu'une qualification n'est pas impossible.

Pour nous, jouer une demi-finale, ou même la gagner,  ce qui peut paraître ambitieux,  serait extraordinaire. On devra être performant contre des gars qui sont connus, contrairement à nous, Salah mis à part.  Si on joue en équipe, on a démontré qu'on peut rivaliser. Ce n'est pas non plus que les autres (adversaires du TQO) sont vraiment beaucoup plus forts que nous.  L'Italie joue chez elle et est plus renommée, mais ça va être sympa. - Roll

FIBA

 

CACERES (2016 FIBA Olympic Qualifying Tournaments) - Le Sénégalais Ibrahima Thomas n'était même pas né quand son pays a participé pour la dernière fois à des JO, en 1980. Mais il estime que le Sénégal est en droit d'espérer obtenir sa qualification pour Rio de Janeiro via le Tournoi de Qualification Olympique (TQO) de Manille.

Le tournoi dans la capitale des Philippines aura lieu du 5 au 10 juillet. Les Africains partagent le Groupe A avec la Turquie et le Canada. Pour entretenir l'espoir, ils doivent finir à l'une des deux premières places de leur groupe. Ils seraient ensuite opposés en demi-finale à la France, la Nouvelle-Zélande ou les Philippines. Les deux vainqueurs des demi-finales se disputeront finalement le ticket pour Rio.

Thomas, ailier de 28 ans qui s'est imposé comme un des joueurs clés de la sélection nationale ces dernières années, reconnaît que la tâche s'annonce déjà compliquée dans la Phase de Groupe, mais qu'une place en finale reste toutefois accessible.

C'est un bon groupe avec de bonnes équipes. Mais si on arrive à aborder le tournoi dans le même état d'esprit qu'à la Coupe du Monde (2014), on aura une chance de passer, j'en suis sûr. - Thomas

Le basketteur de 2.12m a confié à FIBA.com: "Je peux dire que je connais assez bien ces équipes. J'ai joué avec Tristan Thompson (Canada) et Enes Kanter (Turquie) durant la ligue d'été de Las Vegas, et je sais qu'ils sont forts."

En 2014, le Sénégal faisait figure d'outsider dans le Groupe C de la Coupe du Monde. Les équipes alors dans son groupe à Séville - ArgentineCroatieGrècePorto Rico et Philippines - semblaient un cran au-dessus de lui. Mais contre toute attente, les Sénégalais ont battu le Porto Rico avant de surprendre la Croatie, largement favorite. Ces deux victoires propulsèrent le Sénégal en huitième de finale, où l'hôte du tournoi, l'Espagne, mit fin à sa belle aventure. Il quitta la Coupe du Monde sur un bilan de 2-4.

Cette belle performance doit, selon Thomas, servir de source d'inspiration pour le TQO.

Le Sénégal est classé à la 31ème place du classement mondial "hommes" de la FIBA, moins bien que ses adversaires au TQO de Manille, le Canada étant 26ème et la Turquie 8ème. Mais Thomas - qui vient de rejoindre l'équipe de Caceres Patrimonio de la Humanidad en LEB espagnole - ne semble pas donner trop d'importance à ce classement.

On est capable de rivaliser avec eux. On a surpris tout le monde en battant la Croatie - à mon avis une des meilleures nations au monde - et on peut rééditer cette performance aux Philippines. On a le même niveau que les autres équipes de notre groupe. Si on produit notre meilleur basket, on aura des chances de se qualifier. - Thomas

"Peu importe le sport - le football, l'athlétisme ou le basketball - les JO représentent le plus grand événement auquel un athlète peut prendre part," affirme-t-il. "Je suis prêt à tout pour aller à Rio, mais ça dépendra de notre fédération. À l'heure actuelle, je suis concentré sur mon club [Caceres]. Ils m'ont fait venir pour les aider, et c'est ce que je veux réussir à faire."

 

Thomas insiste aussi sur la présence cruciale d'un joueur en particulier pour avoir de vraies chances d'aller au Brésil.

"Hammady Ndiaye pourrait faire la différence pour nous. Il n'a pas joué à l'AfroBasket 2015 et son absence s'est lourdement fait sentir," admet-il. "S'il vient au TQO à Manille, ses aptitudes au rebond et sa compétitivité peuvent avoir un gros impact sur notre jeu. Avec lui, on serait solide. Il nous serait très utile."

"La disponibilité des joueurs dépendra du calendrier de la fédération. Jusqu'à maintenant, je n'ai aucune idée de ce qui va se passer."

Ces dernières années, le Sénégal a régulièrement été pressenti pour remporter l'AfroBasket. Mais le titre continental continue de lui échapper depuis son sacre en 1997, sur ses terres.

L'an dernier à Radès, en Tunisie, les Sénégalais auraient pu assurer leur participation aux JO de Rio, mais la défaite 88-79 après prolongation en demi-finale contre le Nigeria, couronné plus tard, les a privés d'une qualification directe.

 

Lors de cette demi-finale, Thomas a inscrit 3 de ses 6 essais derrière la ligne des trois points, terminant le match avec 11 points à son compteur, mais le Nigeria s'avéra trop fort, dominant la prolongation sur le score de 12-3.

Après une série de cinq victoires consécutives au début du tournoi, le Sénégal prit la quatrième place finale.

"On avait une belle opportunité de gagner le titre. On avait la possession de la balle avec 20 secondes à jouer et on aurait dû trouver un bon tir, mais on a fait des erreurs qui nous ont coûté la victoire. C'est de notre faute, c'est tout," concède Thomas.

Le Sénégal débutera sa quête au TQO de Manille le mercredi 6 juillet contre le Canada.

FIBA

 

WLOCLAWEK (2016 Rio Olympics) - L'histoire nous montre que les équipes africaines ont toujours eu de la peine à briller aux JO. Aucun représentant de ce continent n'a jusqu'à présent eu l'honneur de figurer sur le podium.

Mais l'histoire nous apprend également que jamais une nation africaine n'avait été aussi compétitive que la version actuelle du Nigeria. Elle est forte à tous les postes. Elle a de la profondeur. Elle est bien coachée.

Les "D'Tigers" se sont avérés être une des équipes les plus excitantes à regarder, notamment lors de leurs victoires contre la Lituanie et la Grèce au Tournoi de Qualification Olympique (TQO) à Caracas en 2012, ayant débouché sur une participation aux Jeux de Londres.

Membre de l'équipe il y a quatre ans, Chamberlain Oguchi était son meilleur élément l'an dernier. Si son apport offensif n'avait pas été aussi constant à Rades, dans les environs de Tunis, le Nigeria n'aurait pas fini sur la plus haute matche du podium de l'AfroBasket. Il a été le meilleur joueur de la meilleure équipe, ce qui lui a valu un titre de MVP du tournoi totalement mérité.

Oguchi, grâce à l'expérience acquise au TQO et aux JO de 2012 et au rôle majeur qu'il joue pour le Nigeria, est la personne idéale pour analyser le tirage au sort de Vendredi et évaluer les chances de son équipe à Rio. Le Nigeria se trouve dans le Groupe B avec l'Argentine, l'Espagne, la Lituanie, le Brésil et un des vainqueurs d'un TQO.

"Ma première impression après le tirage a été 'Wow!', confie-t-il à FIBA.com. "Quatre représentants du top 10 mondial - dont le Brésil sur ses terres - font de ce Groupe B un plateau très relevé. L'Argentine et la Lituanie sont des nations que nous avons affrontées aux JO de 2012, donc nous savons à quoi nous attendre avec elles en particulier. Quoi qu'il en soit, chaque équipe du Groupe B aura du travail si elle souhaite finir à l'une des quatre premières places."

L'engagement et l'abnégation dont le Nigeria a dû faire preuve pour gagner l'AfroBasket 2015 et se qualifier directement pour les JO prouvent que nous sommes prêts pour le défi qui nous attend. - Oguchi

Évoluant au sein du Anwil Wloclawek, un des meilleurs clubs du championnat polonais, Oguchi a démontré son adresse exceptionnelle en Tunisie l'été dernier. Tout le monde en Afrique s'en souvient. La gâchette de 29 ans a marqué plusieurs trois points à chacune de ses sept apparitions.

Dans la partie très disputée contre le Sénégal, remportée 88-79 après une prolongation, Oguchi a inscrit pas moins de huit tirs longue distance.

Ce qui pourrait se révéler très précieux pour le Nigeria cet été, c'est l'expérience engrangée il y a quatre ans. Les joueurs seront forcément submergés par l'euphorie qu'une participation à des JO et à la Cérémonie d'Ouverture procure. Ces moments sont exceptionnels. Mais avec des éléments comme Oguchi qui ont déjà vécu ça une fois, le Nigeria devrait être capable de mieux gérer son tournoi.

"L'expérience est un atout indéniable que l'on ne peut pas enseigner, et je pense que notre aventure aux JO de 2012 sera un avantage pour nous," dit l'ailier d'1.98m.

Après avoir écrit l'histoire en nous qualifiant pour les JO 2012 via le TQO, nous avions été déçus de nos performances dans le Tournoi de Londres. Nous savons désormais ce que ça implique de jouer à ce niveau-là, dans un événement de cette amplitude, donc notre approche mentale sera bien différente cette fois. Une bonne préparation, pour pareille entreprise, est vitale. - Oguchi

 

Retrouver des adversaires comme l'Argentine et la Lituanie aide aussi. Oguchi se rappelle les avoir jouées précédemment et sait dans quels registres ces équipes évoluent.

"Au-delà d'avoir des joueurs talentueux, l'Argentine et la Lituanie sont très expérimentées," reconnaît-il. "Ces deux nations ont une riche histoire à ce niveau de compétition et peuvent reposer sur des vétérans qui sont déjà passés par-là. Cela les rend compétitifs, année après année. Ceci dit, nous visons aussi une médaille."

 

L'Argentine a perdu contre le Venezuela en finale du Championnat des Amériques 2015 et la Lituanie s'est inclinée face à l'Espagne lors du match pour le titre à l'EuroBasket 2015.

Terminer dans les quatre premiers serait déjà un bel accomplissement. Une vérité pour toutes les équipes de ce Groupe B. Mais si le Nigeria arrive à se qualifier pour les quarts de finale, il ne serait plus qu'à deux victoires d'une médaille.

"Je mentirais si je vous disais que je n'y pense pas," admet Oguchi. "C'est le rêve de tout athlète de monter sur un podium olympique pour y recevoir une médaille. Mais avec le programme chargé qui nous attend, la seule bonne approche est de prendre match après match, jour après jour."

Cette participation est un grand moment pour le basket nigérian et une étape importante dans la carrière d'un joueur comme Oguchi.

Prendre part à des JO est une expérience rare pour un athlète, et très gratifiante.

Mais de le faire à deux reprises est un sentiment indescriptible. - Oguchi

"C'était un honneur et un privilège de représenter mon pays dans un événement aussi prestigieux que les JO de Londres en 2012. J'ambitionne de le faire à nouveau à Rio, et je donnerai le meilleur de moi-même."

Et qu'en est-il de son petit rituel après chaque panier à trois points marqué? Est-ce que ça va changer?

"Je me réjouis de partager mon 'Oguchi Salute' (ma célébration) très souvent à Rio," dit-il.

Source: Fiba.com

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